Autour du monde des contenus

Pourquoi il vous faut un rédacteur-en-chef

[fa icon="calendar"] 6 août 2015 à 16:52:00 / de Lise Bissonnette Janody

Il y a des entreprises qui se fient entièrement à leurs experts techniques pour produire des contenus que leurs lecteurs auront envie de lire et de partager. Il arrive souvent que ces experts gardent jalousement cette prérogative de rédaction et refusent toute aide en vous disant : 'Je connais mon marché, je connais mes clients, tout est dans ma tête – je n'ai plus qu'à le rédiger.'

Eh bien la partie “y'a qu'à rédiger” est la plus épineuse - même pour des gens dont le métier est d'écrire. C'est bien pour cela que le poste de rédacteur-en-chef a été inventé.

Pour une entreprise, un bon rédacteur-en-chef est réellement source de valeur.

 Les rédacteurs-en-chef valent même leur pesant d'or.

Les rédacteurs-en-chef sont des facilitateurs. Tels des sages-femmes, ils aident les experts à accoucher de leurs histoires. Ils posent les bonnes questions, remettent en cause une hypothèse, réussissent à relier des éléments disparates et aident à donner forme à l’histoire.Les rédacteurs-en-chef valent leur pesant d'or.

Les rédacteurs-en-chef sont des défenseurs. Ils savent ce que les autres attendent d'une histoire, qu'ils soient lecteurs papier ou écran. Comme ils ont une connaissance approfondie des directives de la marque comme des contraintes réglementaires, il leur est facile de les rappeler dès le début, ce qui améliore le processus de révision une fois le contenu rédigé.

Les rédacteurs-en-chef sont des contrôleurs. Les rédacteurs-en-chef ne se contentent pas de créer une charte éditoriale, ils s'assurent qu'elle soit respectée. S'ils n'assurent pas eux-mêmes cette surveillance (un rédacteur pour 500 éléments de contenu, c’est peu !), c'est qu'ils ont développé un système qui fonctionne pour eux et pour leur entreprise.

Les rédacteurs-en-chef sont des arbitres. Leur connaissance de la société, de l’offre et des attentes des utilisateurs leur permet de trancher en matière de contenu. Ils savent quand se battre pour imposer une certaine direction – et quand s'abstenir. Ils sont en mesure de décider des étapes suivantes : est-ce publiable ? Faut-il rechercher une validation réglementaire ? Faut-il accepter ou rejeter un retour d’expert ? Sans cette capacité et cette autorité d'arbitrer, vous disposez d'un très bon rédacteur, mais pas d'un rédacteur-en-chef.

Les rédacteurs-en-chef sont des diplomates. Ils comprennent le contexte global du projet et sont donc en mesure d'en jauger les chances de réussite. Ils sont en mesure de dire : “Je sais ce que vous aimeriez, mais vu le budget et les délais, ce sera difficile à obtenir. Si on le faisait plutôt comme ça ?” Ils savent également gérer intelligemment les opinions contradictoires et trouver des compromis acceptables.

Les rédacteurs-en-chef sont des gardiens. Il faut quelqu'un capable de voir la forêt au-delà des arbres. Trop de contenus se fabriquent en silos. Quand on veut tout rassembler sur le site web, on commence à voir les trous, les incohérences et les déconnexions. Un bon rédacteur-en-chef, doté d'une vision d'ensemble du portefeuille de contenus, repère les problèmes en aval.

En fin de compte, les rédacteurs-en-chef permettent d'éviter des retards coûteux dus aux difficultés de certains experts à livrer en temps et en heure leur contenu, ou à la procrastination des valideurs qui tardent à réviser car ils redoutent le temps qu'ils devront passer à retravailler un contenu mal rédigé au départ.

Alors, faites-vous une fleur.  Engagez un rédacteur-en-chef expérimenté pour collaborer avec vos experts. Ils vous en remercieront à la longue, vos gestionnaires de projet seront infiniment reconnaissants et vos lecteurs cesseront – peut-être – de décrocher.