Autour du monde des contenus

7 maux qui vous empêchent de gérer au mieux vos sites multinationaux

[fa icon="calendar"] 7 sept. 2015 16:59:12 / de Lise Bissonnette Janody

Si vous êtes une entreprise multinationale, vous avez probablement toute une ribambelle de ce qu’on appelle "sites pays". Ces sites multinationaux et multilingues vous prennent du temps et du budget, mais les résultats sont-ils au rendez-vous ?

 Cette série de blog s’attaquera aux challenges que vivent au jour le jour bon nombre de responsables digitaux. Nous examinerons les leviers d’amélioration, et vous proposerons des solutions rapides et facile à implémenter et d’autres qui demandent un engagement plus sérieux. Mais tout d’abord, établissons un diagnostique : les sites pays souffrent souvent d’un ou de tous de ces 7 grands maux.  

Des temps de relecture souvent très longs

Les traductions des contenus sources passent presque toujours par une phase de relecture et de validation. Problème numéro 1 : dans de nombreux pays, il y a peu de personnes pour s’atteler à cette tâche – même, peu de personnes tout court ! Comme ils doivent s’occuper de tout, ils ont naturellement peu de temps à consacrer à la relecture des contenus pour le site. Pourtant, il en faut du temps, surtout lorsque les traductions ne sont pas à la hauteur espérée par le relecteur. Dans ces cas, soit le relecteur expédie le boulot en 3 minutes, en relisant très rapidement, soit il se dit qu’il va retravailler le texte….quand il aura le temps, bien sûr. Et voilà que ça traine, ça traine…ça peut trainer tellement longtemps qu’on y met une croix dessus.  Lire notre billet : Comment assurer une relecture rapide de vos contenus traduits ? 

La difficulté d’identifier les contenus nouveaux disponibles pour traduction

Icône globe, Creative Commons (By-SA 4.0)Si les pays sont responsables de la traduction, du moins en partie, il est essentiel qu’ils soient informés lorsque de nouveaux contenus, ou des contenus mis à jour, sont disponibles pour traduction. Certes, il est facile de tout bien coordonner lorsqu’il s’agit d’un événement majeur tel que le lancement d’un nouveau produit ou une campagne clé. Par contre, combien de nouveaux contenus ou de mises à jours passent à la trappe ? Certes, de nombreux CMS proposent des systèmes de notification lorsqu’il y a un changement, mais trop souvent, ces notifications manquent de finesse, laissant leurs destinataires perdus sous une masse de notifications, et sans vraiment d’ordre de priorité.  

Des processus encore très manuels d’import/export entre les outils de CMS et les outils linguistiques

Lorsque vous traduisez du contenu web, vous devez traduire tout ce qui va avec, c’est-à-dire toutes les métadonnées. Vous devez aussi indiquer s’il y a des éléments de contenus à laisser en langue source. Sans export automatique, vous allez passer du temps à préparer les fichiers à envoyer en traduction. C’est la même chose au retour : sans automation, vous allez recevoir toutes les traductions, et il vous faudra toutes les publier. Cette gestion manuelle de vos fichiers de traduction peut sérieusement alourdir vos processus et allonger votre temps de mise en ligne.

Le manque d’une masse critique de contenus traduits

De nombreux sites, particulièrement dans le B2B, proposent un nombre limité de contenus traduits, gardant un grand nombre de contenus en langue source (l’anglais). Et selon les pays, ce volume de "masse critique" de contenu varie énormément. Quelques pays se suffisent de cette approche, et ont des résultats comparables à ceux d’autres sites pays de la société. Mais cette même approche, dans un autre pays, est clairement responsable d’une piètre performance. Alors, il faut déterminer quelle est cette masse critique de contenu traduit, pour votre secteur, pour vos personas, et ce, pour chacun de vos pays.

Le manque de contenus localisés

Le contenu traduit, c’est très bien, mais des contenus localisés pour le pays, c’est encore mieux –souvent même absolument nécessaire. Il y a des cultures différentes, des environnements réglementaires différents. Les utilisateurs ont eux aussi des attentes et des comportements différents, y compris dans leurs méthodes de recherche. Après tout, il est possible que les internautes en Italie ou en Corée n’utilisent pas les mêmes mots que les français ou les américains pour formuler leurs requêtes de recherche. Une bonne localisation vous permettra de mieux figurer dans les résultats de recherche.

Pas assez de contenus originaux

Quel intérêt d’avoir un site pays s’il n’y a pas de contenus spécialement conçu pour ce pays ? Ces contenus locaux accroissent la confiance des internautes et renforcent votre positionnement en tant qu’acteur de la communauté économique du pays. Il est donc important d’avoir un minimum de ces contenus, et que ceux-ci soient faciles à trouver.

Le manque d’implication des responsables pays dans l’élaboration de leurs sites

Malheureusement, les sites pays sont souvent conçus sans la contribution des principaux intéressés : ceux qui en ont la responsabilité dans les pays. S’ils ne s’approprient pas leurs sites, ils peuvent alors se concentrer sur les canaux sur lesquels ils se sentent plus responsables: les médias sociaux, les newsletters, les mini-sites, et les campagnes. Ils limitent leurs efforts sur leurs sites web à ce qui doit impérativement être fait, ce qui est encore souvent pas de leur ressort non plus. Pire, il arrive parfois que le site pays soit mis en production, et qu’ensuite, il ne soit jamais mis à jour.  

 
Bien sûr, il existe des moyens et des outils pour améliorer la performance de vos sites pays, et ce, sur tous ces axes. Nous allons y revenir plus en profondeur dans nos prochains billets, alors n’hésitez pas à vous abonner afin de recevoir nos articles par email.  

 Dans cette série : 

Comment assurer une relecture rapide de vos traductions ? 

 

Catégories: Sites multinationaux